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Twitter : @Rcoutouly

Il faut demander plus à l'impôt

et moins aux contribuables

 

Alphonse Allais

 

Outil fiscal

Les contributions incitatives sont des micro-taxes payées sur les activités polluantes. L'argent récolté permet aux plus démunies d'investir dans les transitions écologiques et énergétiques. 

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Un résumé de la pensée de l'auteur sur la crise écologique 
18 janvier 2010 1 18 /01 /janvier /2010 18:23
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Bjon Lomborg, le fondateur du
Copenhaguen Consensus Center dans une tribune du journal le Monde fait cet intéressant commentaire  sur ce qu'il appelle "la déroute de la mise en place de la taxe carbone":


"Ce dont la France – et le monde – a besoin sont des énergies vertes plus pratiques et à prix abordables, et non pas du fioul hors de prix.   Il n'y a qu'une seule manière d'obtenir cela : nous devons augmenter de façon radicale le montant dépensé pour la recherche et le développement d'énergies propres
Imaginez ce que nous pourrions accomplir si, au lieu d'essayer de forcer la main à une planète qui obtient 80 % de son énergie du charbon, les leaders du monde entier décidaient de consacrer juste 0,2 % du PIB mondial – environ 70 milliards d'euros par an – à la recherche et au développement d'énergies alternatives. Cela pourrait changer la donne, et nous amener à des avancements technologiques qui nous feront profiter d'une énergie propre moins chère et nous mener vers un avenir sans émissions de carbone.

....
Dix-huit ans après le Sommet de la Terre à Rio, en 1992, la campagne internationale pour contrer le réchauffement climatique a été dominée par une idée fixe : l'unique solution est de réduire nos émissions de carbone drastiquement. Le président Sarkozy est un des nombreux leaders politiques favorables à cette idée. Mais il est peut-être temps que lui et ses homologues de par le monde passent aux actes.
  Pour sérieusement contrer le réchauffement climatique, nous devons agir pour faire le bien – au lieu de légiférer et prendre des postures morales illusoires."



Avec cette opinion forte, je me sens à la fois en accord et en désaccord.  La phrase clé de ce texte est, pour moi, la suivante: 
Imaginez ce que nous pourrions accomplir si  .... les leaders du monde entier décidaient de consacrer ....


Si les hommes politiques décidaient d'agir .... belle intention, mais est-elle suffisante?  Pris dans un enchevêtrement de causalité, subissant des pressions multiples, est-ce vraiment si simple de DECIDER quand on est personnalité publique?


Bien sûr, il faut une volonté politique d'agir, une réelle conviction au départ, c'est un préalable, mais la complexité croissante des problèmes et des sociétés, le poids des traditions et des représentations erronées ne poussent pas forcément à trouver les bonnes solutions.


Finalement, décider de faire quoi? Quelles  sont les réelles marges de manoeuvre de l'homme d'Etat? Il peut agir sur les lois et les réglementations, mais interdire quoi concernant notre problème environnementale?  
Peut-il vraiment, comme Bjorn Lomborg le pense  :  
consacrer juste 0,2 % du PIB mondial – environ 70 milliards d'euros par an – à la recherche et au développement d'énergies alternatives?


Dans un pays comme la Chine qui dispose de nombreuses liquidités et n'est pas une démocratie, sans doute. Mais dans notre vieille Europe, ou notre moins vieille Amérique, où l'endettement est colossal et où les contrepoids démocratiques vont être utilisés pour faire du lobbying, c'est une autre affaire. Finalement, le levier le plus utile est celui de la fiscalité, à condition de ne pas en faire n'importe quoi !

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