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Twitter : @Rcoutouly

Il faut demander plus à l'impôt

et moins aux contribuables

 

Alphonse Allais

 

Outil fiscal

Les contributions incitatives sont des micro-taxes payées sur les activités polluantes. L'argent récolté permet aux plus démunies d'investir dans les transitions écologiques et énergétiques. 

Vidéos

 
Un résumé de la pensée de l'auteur sur la crise écologique 
8 décembre 2012 6 08 /12 /décembre /2012 16:16

 

florange.jpg

L'histoire des hauts fourneaux de  Florange n'est pas seulement une défaite pour le gouvernement socialiste, il révèle surtout notre fascination hexagonale pour les dinosaures en voie de disparition.

 

Les Français, et les "élites" françaises particulièrement, adorent les grandes usines et les grandes entreprises. Elles symbolisent la "grandeur" d'un pays fier de ses fleurons du CAC 40- Total, Renault, EDF-, fier de ses "grands" ingénieurs et de sa technologie.

Florange est un de ces symboles, le haut-fourneau,  c'est un trésor industriel du pays, l'allégorie de la puissance dans le grondement et les flammes. Il faut donc le garder, comme un talisman, le protéger comme le village gaulois encerclé, le nationaliser pour le protéger et le conserver.

Ouvrons les yeux : les réserves du sous-sol de la planète en minerai seront épuisés à la fin du siècle. La concurrence s'accroît à cause de la globalisation des échanges. Le ralentissement économique va continuer. La construction et l'automobile, les deux secteurs les plus consommateurs d'acier sont condamnés à en utiliser moins. Le bâtiment va se focaliser maintenant sur l'isolation qui consomme peu de métaux. L'automobile recycle presque en totalité les métaux des anciennes voitures.

La sidérurgie traditionnelle est une  industrie du passé. Vouloir la défendre coûte que coûte n'a pas de sens.

Et les métallos? Et ces emplois par centaines sacrifiées? Les conserver dans une usine du passé, c'est les condamner à plus ou moins long terme. C'est entretenir l'illusion et rallonger leurs souffrances.

On a parlé de centaines de millions d'euros pour "sauver" Florange. Il faudrait les utiliser pour construire et développer le secteur du recyclage des métaux. 

Les Allemands recyclent la quasi-totalité de leurs métaux. Pour l'acier, la France en recycle les trois quarts, ce qui fournit du travail à 40 000 personnes.

Avec les mêmes sommes, investissons dans le recyclage des métaux et nous allons réemployer tous le personnel de Florange et  embaucher des personnes nouvelles.

Tournons-nous vers l'avenir et abandonnons les vieilles lunes. L'économie durable constitue notre seul avenir.

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commentaires

J
Je ne doute pas un instant que votre propos n'était pas de critiquer les salariés, j'ai, je crois compris ce qui vous anime.
Il m'a semblé nécessaire d'apporter cette touche afin que quelqu'un qui vous découvrirais au travers de ce billet là ne soit pas troublé.
Répondre
R


Merci Daniel,


je sais que nous sommes d'accord.


Et mon propos était, moi aussi, d'éviter les malentendus pour les autres lecteurs !



J
Je crois que dans tous ces combat, plus que la défense d'une industrie dépassée, ce pourquoi les hommes se battent, c'est d'abord et avant tout pour ne pas perdre leur 'identité', leur honneur
qu'il mettent à ne bas baisser les bras, ce serait dans une autre industrie que ce serait la même attitude.
Alors bien sur vu de l'extérieur, quand on est pas sois même touché par une totale remise en question de sa vie personnelle ça peut paraître un mauvais combat,mais je crois que plus généralement
c'est de cette résistance là dont on devrait plutôt s'inspirer pour la mettre au service de causes essentiel.
Si chacun d'entre nous mettait autant d'énergie et d'âpreté à défendre l'intérêt général, imaginons les changements qui pourraient intervenir.
Sauf que là comme ailleurs, il ne sont qu'une minorité à agir.
Répondre
R


Merci Daniel,


 


ta précision est importante : mon propos n'était pas de critiquer ces salariés. Le travail est constitutif de l'identité de chaque individu et il est normal que chacun puisse défendre le sien.


Ma critique porte donc plutôt sur les politiques et les médias que sur les salariés.


J'ai d'ailleurs choisi une photo qui les représente pour leur rendre hommage.



J
Pour compléter votre analyse et partager un point de vue contradictoire, je vous invite à prendre à compte quelques éléments qui expliquent pourquoi la décision du 1er Ministre n'est pas la
bonne.

Aujourd'hui Arcelor Mittal est gravement endetté et c'est pour celà qu'il cherche à réduire par tout les moyens sont endettement (dégradation de ce groupe en novembre par les agences de notation de
BA1 à BAA3 ce qui veut dire aucune confiance dans ce groupe....). Arcelor-Mittal est gravement endetté car en 2006 (il y a 6 sans seulement) il a emprunté 20 milliards pour racheter ARCELOR. En
2006, ARCELOR était le leader mondial de l'acier, rentable et en avance technologique dans plusieurs secteurs (tues pour pipe-lines, acier inox, tôles pour l'automobile...) - les salariés d'Arcelor
en avaient conscience et travaillaient dans ce sens: Bilan - la fusion a conduit à une dégradation des 2 parties.

Ce qui était attendu de ceuw dont le slogan était "le changement c'est maintenant", c'était un comportement différent du prédécesseur pour Gandrange. L'espoir aurait du être rendu aux salariés en
consiérant SERIEUSEMENT la reprise par CMI/Bernard SERIN, ingénieur de la métallurgie et qui connaissait parfaitement le site de Florange pour y avoir travaillé. La reprise aurait pu se faire avec
un groupe étranger risse et via la Banque Publique d'Investissements. Redonner l'espoir dans le travail de qualité aurait marqué le changement.
Et travailler sur des sujets tel que acier de haute qualité/à forte valeur ajoutée ou à faible génération de CO2 auraient pu amener une autre perspective.
Répondre
R


Merci pour ces compléments qui apportent des informations que, pour ma part, je ne connaissais pas.