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Twitter : @Rcoutouly

Il faut demander plus à l'impôt

et moins aux contribuables

 

Alphonse Allais

 

Outil fiscal

Les contributions incitatives sont des micro-taxes payées sur les activités polluantes. L'argent récolté permet aux plus démunies d'investir dans les transitions écologiques et énergétiques. 

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Un résumé de la pensée de l'auteur sur la crise écologique 
20 février 2010 6 20 /02 /février /2010 07:46
electricite-verte.jpg
Jacques Percebois, professeur d'économie de l'énergie à l'Université de Montpellier, dans
une tribune sur le site de l'expansion défend l'idée que l'électricité renouvelable est un luxe coûteux. Extraits:

Qui supporte la différence ? EDF ?

Non, c'est le consommateur, par le biais de la contribution au service public de l'électricité (CSPE). Cette contribution recouvre à la fois le tarif social de l'électricité, la péréquation spatiale entre les zones urbaines et rurales et donc le surcoût lié à la production d'énergie éolienne et solaire. Cela représente environ 4,5 euros par mégawattheure sur la facture EDF.

Donc si la production d'énergie à partir de panneaux solaires ou d'éolienne explose, la facture des consommateurs va augmenter ?

Oui, l'énergie verte est un luxe. Sa production a un coût élevé que supporte au final le consommateur. C'est d'autant plus un luxe que la France n'a pas besoin d'énergie solaire, qui ne fonctionne que l'été, ou éolienne, mais de nouvelles centrales à gaz ou à charbon qui permettraient de supporter les pics de consommation pendant les périodes de grand froid comme nous en connaissons actuellement.

Cette politique de tarifs préférentiels est-elle efficace?

La production des éoliennes a bondi été multipliée par 20 en 6 ans, représentant aujourd'hui 4.000 mégawattheures, soit l'équivalent de production d'une centrale nucléaire. C'est beaucoup moins sensible pour le photovoltaïque qui ne représente que 1.000 mégawattheures.

La France va-t-elle atteindre l'objectif de 20% d'énergies renouvelables d'ici à 2020 ?

Cela ma paraît difficile. Les énergies renouvelables représentent aujourd'hui environ 13% de la production électrique française, dont 12% issus des centrales hydrauliques. Or il n'est plus possible de développer le parc hydraulique car il n'y a plus de sites pour construire des barrages. La production d'énergie solaire est trop aléatoire selon les saisons, et trop coûteuse. Quand aux éoliennes, leur implantation dans le paysage suscite de plus en plus d'oppositions. La solution sera de créer des sites d'éoliennes offshore, en mer. Mais la route est longue pour combler le retard d'ici 10 ans. 

 Commentaires personnels:

 Personnellement, je défend depuis quelques mois, l'idée que les tarifs du photovoltaïques en France, posent problèmes puisqu'ils permettent d'investir en faisant supporter le surcoût par les futurs consommateurs. Je défend l'idée de les faire disparaître et de les remplacer par une contribution incitative payée sur les tarifs de l'électricité non renouvelable. Cette contribution serait utilisée pour subventionner les nouvelles installations d'électricités renouvelable réalisées l'année suivante. On n'augmenterait pas ainsi la dette envers nos enfants tout en continuant l'investissement dans ces énergies.
Quant au surcoût de l'électricité verte, il  est réel à court terme, mais à long terme? L'addiction au pétrole ou le traitement des déchets nucléaires ont un coût ... oublié!
Rodrigue 
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