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Il faut demander plus à l'impôt

et moins aux contribuables

 

Alphonse Allais

 

Outil fiscal

Les contributions incitatives sont des micro-taxes payées sur les activités polluantes. L'argent récolté permet aux plus démunies d'investir dans les transitions écologiques et énergétiques. 

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Un résumé de la pensée de l'auteur sur la crise écologique 
6 août 2010 5 06 /08 /août /2010 04:45

singe.jpg

 

Les économistes et les journalistes l'évoquent dans  leurs articles et chroniques : la croissance va revenir. On guette les "signes de reprise", on traque les indicateurs significatifs, bref, on l'attend comme on attendrait le retour du fils prodigue.

 

Et pourtant, il ne se passe et il ne se passera rien : la Croissance ne reviendra pas.

Elle ne reviendra pas, comme je l'ai expliqué dans un récent article, en tout cas pas dans nos "vieux" pays occidentaux, même si elle va continuer à exister dans des pays "émergents".

Pourquoi?

Essentiellement parce que l'organisation de nos pays n'offrent plus de marges de manoeuvre pour construire cette croissance. Nous avons complexifiés progressivement nos organisations sociales, utilisés, et souvent gaspillés, nos différentes ressources. Nous avons construit des systèmes sociaux compliqués qu'il est devenu difficile de faire évoluer. Et surtout, nous avons utilisés, exploités, et construits l'espace dont nous disposions et qui a été le principal levier de notre puissance.

 

Pour comprendre ce qui se passe, une métaphore est bien utile : celle du jeu Blokus. 

Dans celui-ci, les joueurs doivent remplir un damier avec des formes précises (les minos), chacun devant placé le maximum de formes sur le plateau. Au début, le jeu est facile, puisque le plateau est vide. Mais, au fur et à mesure que le plateau se remplit, il devient de plus en plus difficile de trouver de la place pour les derniers minos.

Cette logique de jeu de plateau se retrouve aussi dans le jeu de Go.

Elle décrit assez bien ce que nous vivons. Creusons la métaphore.

Dans un premier temps, les ressources, les espaces sont largement disponibles. Chaque joueur (pays, acteur, ...) peut donc envisager sa progression (sa croissance) facilement. Il peut organiser sa progression assez librement, c'est à dire choisir les modalités d'organisation qui lui convienne.

blokus1.jpg

Quand un joueur trouve une opportunité, il progresse rapidement, un peu comme un pays qui vit une révolution industrielle qui stimule sa croissance.

Mais au fur et à mesure du temps, les espaces sur le plateau se raréfient. Il faut réfléchir davantage à chaque coup pour espérer trouver une nouvelle opportunité de placer un élément supplémentaire. De même, dans nos sociétés où toutes les ressources et les espaces ont été utilisés, il devient difficile de trouver de nouvelles possibilités. 

Peu à peu, les solutions diminuent et le jeu se fige. Dans Blokus, quand il n'y a plus de solutions, on compte les points et on recommence une partie.

blokus2.jpg

Dans nos sociétés, nous avons utilisés tous l'espace, les territoires et les ressources  à notre disposition. Nous ne pouvons pas renverser le plateau et recommencer une partie. Nous pouvons, par contre, changer les règles du jeu (c'est le but de ce site que de proposer de nouvelles règles du jeu, particulièrement sur le plan fiscal, mais aussi dans les domaines de la mobilités, de l'utilisation des ressources et de l'urbanisme).

Mais nous ne retrouverons plus la croissance.


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