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Twitter : @Rcoutouly

Il faut demander plus à l'impôt

et moins aux contribuables

 

Alphonse Allais

 

Outil fiscal

Les contributions incitatives sont des micro-taxes payées sur les activités polluantes. L'argent récolté permet aux plus démunies d'investir dans les transitions écologiques et énergétiques. 

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Un résumé de la pensée de l'auteur sur la crise écologique 
6 février 2010 6 06 /02 /février /2010 22:28

autobus.jpg

 

Nos réseaux de transports de personnes sont obsolètes : la technologie du chemin de fer, (et du métro) date du XIXéme siècle. Le système de la voiture individuelle fonctionnant à l'essence s'est développé au cours de la deuxiéme moitié du siècle précédent.

 

Or ces deus systèmes sont condamnés à disparaître d'ici la fin de la moitié de notre siècle, et cela pour plusieurs raisons :

-parce que les matériaux qui ont permis leurs constructions (acier principalement) vont devenir de plus en plus chers et rares.

-parce que le système de propulsion par hydrocarbure va devenir de plus en plus coûteux.

-parce que la croissance des pays émergents va accroître les tensions et la concurrence autour des matières premières et du carburant.

-parce que la densification continue des zones urbaines et leur étalement renforcent la congestion des villes

 

D'autre part, on peux s'interroger sur la viabilité d'un système de transport qui oppose transport en commun pour les populations pauvres et voitures individuelles pour les classes moyennes et les riches. Les premiers étant, le plus souvent, de mauvaise qualité alors que la voiture individuelle est devenu incontournable pour vivre dans les grandes agglomérations.  

 

Pourquoi les transports en commun, qui auraient dû être la solution aux problèmes de transport dans les grandes agglomérations, n'ont jamais répondu à cet espoir?

 

D'abord à cause de la lourdeur des investissements nécessaires pour créer des lignes de métro ou de chemin de fer. Ensuite à cause de la rigidité de leur organisation qui ne cadre pas avec les aspirations des populations urbaines qui veulent profiter de la liberté que leur offre la voiture individuelle.

En effet, ils ont été conçu à une époque où les villes étaient bien plus petites  qu'aujourd'hui. Une époque où les mobilités étaient beaucoup moins développés, et où les systèmes d'organisation étaient simples par rapport à ce que permet aujourd'hui les révolutions numériques et du sans-fil. Ainsi, un réseau de transport linéaire comportant  des lignes (de chemin de fer ou d'autobus) avec des horaires et des arrêts fixes est une invention du XIXéme siècle: est-il toujours compatible avec nos modes de vie? La réponse est d'évidence négative.

 

 

La révolution de la voiture électrique 2.0 est une formidable opportunité pour repenser ces systèmes de transport en ne refaisant pas les mêmes erreurs que nos anciens.  Cette révolution incite à revoir aussi nos réseaux de transport en commun qui sont totalement obsolètes aujourd'hui. Elle incite aussi à repenser l'usage de la voiture individuelle privative qui représente un coût énorme pour les ménages des classes moyennes.

Cette réflexion doit s'envisager en regardant les différentes échelle du transport des personnes aujourd'hui : on demande en effet à un seul mode de transport (la voiture ou plus rarement le chemin de fer) de répondre à des demandes de transports très différents :

-la mobilité interagglomération qui demande de se déplacer rapidement sur de longues distances sur des axes balisés (autoroute)

-la mobilité rurale multiforme et qui réclame une grande autonomie

-les migrations pendulaires qui nécessitent des déplacements rapides entre le centre et la périphérie des agglomérations avec des distances qui s'allongent sans cesse

-les déplacements à l'intérieur des agglomérations : elles sont de plus en plus complexes car la population urbaine multiplie les lieux de vie. Il n'y a plus un centre de des périphéries mais de multiples pôles d'activités entre lesquels il faut se déplacer plusieurs fois par jour.

La voiture individuelle uniforme transportant une personne de manière générale mais conçue pour en amener quatre le week-end n'arrive plus à répondre à ces multiples demandes et coûte de plus en plus chère : prix d'achat, carburant, stationnement, pollution, etc...

Quel peut-être le système de mobilité qui permettrait de résoudre ces problèmes et la complexité de systèmes de transport?

microbus.jpg 

Il sera délibérement multiforme et son émergence doit correspondre à de nouveaux process industriels que les pouvoirs publiques doivent accompagner et encourager si ils ne veulent pas que le fleuron de notre industrie automobile se crispe sur ses anciennes technologies devenus obsolètes. Seule une politique incitative avec des incidences fiscales peut y répondre à condition de fabriquer des outils contributifs et incitatifs plus élaborés que le bonus-malus.

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