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Il faut demander plus à l'impôt

et moins aux contribuables

 

Alphonse Allais

 

Outil fiscal

Les contributions incitatives sont des micro-taxes payées sur les activités polluantes. L'argent récolté permet aux plus démunies d'investir dans les transitions écologiques et énergétiques. 

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Un résumé de la pensée de l'auteur sur la crise écologique 
23 juillet 2010 5 23 /07 /juillet /2010 09:06

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 Dans la lecture du monde mouvant et multi-complexe qui nous entoure, il est de plus en plus difficile de définir des certitudes. L'auteur de ce blog possède trois fortes convictions qui forme l'ossature de son projet intellectuel, tel qu'il est développé sur ce site.

Détaillons-les.


-Conviction 1- Ce que nous appelons, à tout bout de champ, la crise est en réalité un processus long, entamé dans les années 70.

C'est une remise en cause du modèle industriel construit lors des Trente Glorieuses de production et de diffusion de masse dans les pays dominants de cette époque (Europe et Amérique du Nord). La Mondialisation entraîne une croissance générale  mondiale et un partage des tâches qui tourne maintenant au désavantage des anciens dominants au profit des pays émergents. Cette globalisation s'accompagne d'une tension croissante autour des différentes ressources qui se raréfient. Cette tension remet en cause le modèle traditionnel de la Croissance "à crédit" où l'emprunt servait de pompe pour amorcer le retour de la croissance. Les anciennes puissances, leurs élites et leurs populations s'épuisent à rechercher le retour d'un âge d'or, devenu impossible dans ce contexte.


-Conviction 2-Longtemps, on a cherché  à sortir de cette crise par la création de bulles spéculatives, celle de l'internet à la fin du XXème siècle, puis la bulle immobilière a pris le relais. Ces solutions ont été des moteurs ponctuels de la Croissance mais aussi, en partie, des illusions, construite autour de "niches" économiques partielles et non partagés par le plus grand nombre.

La seule solution pour relancer le système économique, le seul levier qui nous reste,   ne peut être que l'économie verte. Mais à la condition que cette solution soit explorée dans toutes ses dimensions, en l'utilisant, sur le moyen terme, pour à la fois:

-relancer l'économie des "vieux" pays industrialisés autour d'un  modèle global, qui prennent en compte la totalité des dimensions du problème (énergie, pollution, ressources, territoires). Il y a le risque d'en rester à des politiques publiques minimalistes qui incitent à la création d'une bulle "verte" insignifiante et illusoire. Alors que les pays émergents construisent leur développement, il est temps,  pour nous, de reconstruire notre modèle économique et de vie autour du développement durable. C'est la seule manière de relancer nos économies par une "reconstruction" totale de nos modes de fonctionnement

-utiliser cette "reconstruction" pour construire un système qui ne gaspille pas les ressources mais qui, au contraire, les utilisent en boucle, autour des concepts centraux du renouvelable et du recyclable.


-Conviction 3-La mise en place d'un tel programme nécessite des pouvoirs politiques démocratiques forts, mettant en place des solutions volontaristes. Or, les outils traditionnels du personnel politique ont montré leurs limites. Pour ne parler que d'elles, la production réglementaire, la libéralisation des échanges, le recours au crédit sont de "vieilles" armes inadaptées aux nouveaux défis que nous rencontrons.

Il faut donc inventer des outils de politiques publiques innovants. Le principal levier utilisable reste celui de la fiscalité. Mais une fiscalité  nouvelle, au service de l'intérêt générale, utilisée comme une arme incitative, à l'origine de nouvelles dynamiques. Cette arme fiscale  doit devenir le "moteur nucléaire" déclenchant le processus menant au développement durable. Il doit remplacer les anciens moteurs de la croissance : l'usage, et le gaspillage des ressources naturelles d'une part, puis l'outil du crédit, d'autre part. 

La construction d'une véritable économie verte réclame des investissements importants. Or, nos "vieux" pays ne peuvent plus se contenter du crédit pour espérer disposer de liquidités permettant d'investir de manière massive dans la green economy. Par conséquent, je suis profondément convaincu que la fiscalité verte ne doit avoir qu'un seul objectif : fournir la puissance financière permettant "d'amorcer la pompe" de la reprise économique.

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