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Twitter : @Rcoutouly

Il faut demander plus à l'impôt

et moins aux contribuables

 

Alphonse Allais

 

Outil fiscal

Les contributions incitatives sont des micro-taxes payées sur les activités polluantes. L'argent récolté permet aux plus démunies d'investir dans les transitions écologiques et énergétiques. 

Vidéos

 
Un résumé de la pensée de l'auteur sur la crise écologique 
5 avril 2011 2 05 /04 /avril /2011 06:38

Billet d'humeur:

 

Ce lundi 4 avril, l'émission "le téléphone sonne" sur France Inter était consacré au sujet suivant: Energie, climat, pollution, production, consommation : faudra-t-il changer de modèle? Avec ce sous-titre : Vivre "autrement" ? Les interrogations sur un tournant écologique entraîneront-elles un débat sur un changement économique que certains disent inévitable ?... A partir de  cette émission, je voudrais faire partager quelques réflexions qu'elle a entraîné pour moi.


Les invités étaient :

- Thierry Pech Directeur de la Rédaction d'Alternatives économiques qui publie dans son numéro d'avril un dossier sur le thème "Il faut changer de modèle, des alternatives existent"

- Bernard Perret, Ingénieur socio-économique, qui vient de publier "Pour une raison écologique" aux Editions Flammarion

- Henri Sterdyniak, économiste à l'OFCE (L'Observatoire des conjonctures économiques (OFCE), co-auteur du "Manifeste d'économistes atterrés" aux éditions Les liens qui libèrent).

 

Ce qui est positif, c'est que ce débat prouve que des voix toujours plus nombreuses s'élèvent pour dire que les crises économiques et écologiques sont étroitement entrelacées comme j'essaie de le montrer sur ce site. Ce qui est positif également, c'est la reconnaissance de la nécessaire pluridisciplinarité : économie, sociologie, géographie, ...


Mais ce que je trouve lamentable, c'est que des "experts" puissent croire encore qu'on réglera nos problèmes "en changeant les réglementations"

Le débat, entre les intervenants, pour savoir si l'économie avait encore son mot à dire, me semble affligeant. Si, bien entendu, il faut remettre en cause le totalitarisme de la science économique, tel qu'il a pu s'appliquer ces dernières années, il est parfaitement naïf de croire qu'on se passera de l'argent comme outil de régulation des sociétés.

 

Mais ce qui me semble le plus terrible, c'est que les trois intervenants n'ont cessé, dans un beau consensus, d'employer des phrases commençant par : "il faut", "il suffit", "il est facile", comme si une fois la décision prise, on allait appliquer automatiquement et facilement les mesures nécessaires, quelle naïveté !

 

Responsable d'un établissement public, je sais de quoi je parle quand je trouve particulièrement imbécile de dire : "il est très facile de faire descendre la température dans les locaux des établissements publics de 3 ou 4 degrés!". Il aurait été préférable de dire que cela était possible mais en se donnant le temps de faire évoluer des pratiques  ancrées dans les habitudes des  individus.

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8 janvier 2011 6 08 /01 /janvier /2011 07:30

 

titanic.jpg

 

L'actuel débat français autour des 35 heures me fait furieusement penser à un couple vivant une scène de ménage sur le pont du Titanic, le monsieur reprochant à la dame le choix de sa robe pour le soir alors que le paquebot est en train de sombrer. C'est donc un sentiment d'indignation qui me gagne.

 

Quand cesserons-nous de considérer "la Crise", mot-valise fourre-tout de toutes nos peurs et nos appréhensions, comme un phénomène franco-français? Combien de temps encore allons-nous le décrire comme une particularité hexagonale alors que, d'évidence, chaque jour un peu plus, elle apparaît comme un phénomène mondial?

Depuis des années, on nous vante les vertus de différents modèles à suivre. Les uns ont défendu, longtemps, les choix britanniques ou irlandais, basés sur le libéralisme et la baisse généralisée des impôts. Ces pays sont aujourd'hui lourdement endettés et plus personne ne se risque à dire "faisons comme eux"! De l'autre côté, on a fait l'apologie du modèle scandinave, on sait aujourd'hui que les descendants des vikings ont, eux aussi, leurs problèmes et leurs difficultés.

Il reste, pourtant, un modèle en Europe : l'Allemagne. Mais c'est une illusion de croire que l'Allemagne va bien, elle va, simplement, un petit peu moins mal que les autres. Sa santé relative a deux explications. La limitation des excès dans ses choix  (ni trop de libéralisme, ni trop de dirigisme) prouve que la modération, le pragmatisme restent des vertus dont nous devrions plus souvent nous inspirer. La deuxième raison provient de la place toute particulière de l'économie allemande dans le processus de globalisation. L'industrie germanique est leader dans le secteur des machines-outils: le développement industriel des pays émergents s'appuie donc sur des achats de machine qui continuent à tirer la croissance allemande.

 

Car, aujourd'hui, la crise n'est plus un phénomène marginale  décrit par des indicateurs aussi simplistes que le taux de croissance ou le taux de chômage. Quand allons-nous cesser de croire que la crise n'est plus uniquement "économique"? Combien de temps encore, allons-nous accepter les vieilles rengaines pour expliquer les malheurs du temps? Quand allons-nous comprendre que nos différentes difficultés ne sont pas dissociés ("la violence" de nos sociétés, le réchauffement climatique, l'augmentation de l'essence)? Combien de temps encore allons-nous accepter la compartimentation de nos problèmes qui isole chacun d'entre nous, le pousse au repli et à la défense égoïste de ses acquis? Quand allons-nous comprendre qu'il faut, au contraire, se battre collectivement pour trouver des solutions communes à des problèmes qui nous concernent tous et nous toucheront, à notre tour, un jour?

 

 Combien de temps encore, les hommes politiques, les journalistes, les commentateurs, experts ou de bistrot, vont-ils continuer à croire que l'écologie est une histoire de baleines et de petits oiseaux? Quand allons-nous comprendre que l'essence que nous mettons dans nos bagnoles, la composition des aliments que nous mangeons, la qualité de l'air que nous respirons, sont des problèmes écologiques mais aussi et surtout politiques? Quand allons-nous accepter que les alertes écologiques et les problèmes économiques sont étroitement liés, enlacés comme deux amants en fusion, plongeant ensemble dans la mer glacée de nos calculs égoïstes?

 

Quand allons-nous cesser de nous plaindre de nos difficultés pour, enfin, retrousser nos manches et nous mettre au travail pour trouver des solutions? Quand les petites guerres pichrocolines, inutiles et néfastes, autour de sujets marginales et minuscules, vont-elles cesser?  Quand allons-nous prendre un peu de hauteur et arrêter de nous lamenter? Quand allons-nous nous lancer? Agir, retrousser nos manches, imaginer des idées, les mettre en pratique?

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5 décembre 2010 7 05 /12 /décembre /2010 15:16

 

croissanceverte.jpg

 

Nicolas Hulot va bientôt fêter les vingt ans de sa fondation. Il y a cinq ans, après avoir envisagé  d'être candidat à la présidence de la République, il faisait signer son pacte aux principaux candidats. Le Grenelle de l'Environnement fut un formidable moment d'espoir et une autre façon de faire de la politique. Après le retrait de la taxe carbone et l'échec de Copenhague, que reste-t-il de ces espérances?

 

Il y a une demi-douzaine d'années -c'était hier-  on commençait à parler vraiment d'écologie dans la société française, on envisageait des solutions, on allait être à la pointe de l'écologie politique. Les maires des grandes villes multipliaient les vélos en libre service et les lignes de tramways. Les entreprises découvraient le greenwashing et allaient s'y mettre avec un enthousiasme proportionnel à la maigreur de leur actions concrètes. On parlait carbone partout.

Puis la pression monta :  Jean-Marc Jancovici et Alain Grandjean, issus d'une nouvelle race d'expert vert, écrivaient "C'est maintenant! 3 ans pour sauver le monde". A Copenhague, on allait sauver le monde,  ou périr (!), ce fut un échec retentissant, et la planète continua pourtant de tourner.

Récemment sont venus les dernières désillusions : le bonus-malus automobile coûte trop cher et va adopter la pédale douce. L'électricité photovoltaïque et éolien ont, elles aussi, un coût trop élevé. Les avantages fiscaux "verts" sont devenus des niches fiscales comme les autres. Et la dernière vient de sortir : la "croissance verte" serait une illusion de plus, les 600 000 emplois promis une mirage.  

Le petit monde  écologiste a la gueule de bois. Leur crédit politique et médiatique a fortement baissé. Alors que les problèmes du monde s'aggravent, plus grand monde ne semble s'intéresser à la question. Cancun n'est pas Copenhague et on en parle guère. La question pourrait devenir secondaire dans les débats de la campagne présidentielle qui s'annonce, contrairement à ce qui s'est passé il y a cinq ans.

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2 novembre 2010 2 02 /11 /novembre /2010 07:02

 

 

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L'attaque d'une église en Irak par Al-Qaida et ses répercussions sur l'ensemble du Moyen-Orient sont des événements graves. Dans les médias du monde entier, la très grande majorité des analyses reviennent sur ce conflit en l'expliquant par des tensions croissantes entre les religions chrétiennes et musulmanes. Mais cette explication est-elle suffisante?

 

Quand on se penche sur l'histoire de cette région du monde, on s'aperçoit que ces populations ont su coexister pendant des millénaires sans trop de tensions. Que se passe-t-il alors? Le cas des Coptes en Egypte est au coeur de ces tensions. Or, l'Egypte est un pays surpeuplé où le mince ruban du Nil est la seule zone intéressante.

Derrière ce conflit d'apparence religieux, se cache un autre conflit : la concurrence pour l'espace et les terres agricoles. Si les Coptes partent et s'exilent d'Egypte, on pourra récupérer leur terre et leur maison. Bien sûr, cela n'est jamais dit, jamais formulé par les responsables religieux ou politiques, mais l'enjeu véritable de ces tensions, se situe dans la maîtrise de l'espace, dans le "frottement" de plus en plus "chaud" entre des populations de plus en plus denses. Il s'est passé la même chose en Yougoslavie et au Rwanda à la fin du XXéme siècle.

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17 octobre 2010 7 17 /10 /octobre /2010 12:56

 

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En 1995, lors du mouvement social de grande ampleur, le "moteur" de la contestation avait été les cheminots: bloquer les transports en commun paraissait le levier le plus puissant pour peser dans la bras de fer qui opposait la contestation et le gouvernement.

Aujourd'hui, dans le mouvement actuel, c'est le blocage des raffineries et des dépôts qui semble le moyen de pression le plus efficace.

Quinze ans après, il y a eu donc un glissement qui mérite qu'on s'interroge. Certes, on peut l'expliquer par un affaiblissement du poids des cheminots comme force de contestation.  On peut aussi y voir une autre explication : le pétrole, l'essence devient, de plus en plus, un enjeu stratégique, vital pour les entreprises et les individus.

La proportion de déplacements en voiture individuelle a augmenté alors que la part de déplacements en transports en commun a baissé. Les entreprises construisent des stratégies entrepreneuriales autour de la "facilité" des déplacements en camion ou camionnette, de leur "faible" coût.

En utilisant le risque de pénurie de pétrole comme un moyen pour peser dans la négociation, le mouvement social démontre l'enjeu de plus en plus important que constitue le pétrole dans nos sociétés. 

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2 octobre 2010 6 02 /10 /octobre /2010 18:36

 

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Le mondial de l'Automobile qui commence ces jours-ci à Paris est le premier où la voiture électrique semble devenir un objet de consommation commercialisé à grande échelle. Bien entendu, on peut s'en réjouir. Mais il faut cependant savoir raison garder, car les constructeurs automobiles nous préparent un avenir qui pourrait bien se révéler une illusion.

Car, ceux-ci conservent leurs objectifs traditionnels: préserver leur part de marché dans la vente de voitures neuves. On risque donc de voir le parc des petites citadines urbaines envahit par  des voitures électriques, sans que nos modes de déplacements changent : toujours autant de voitures individuelles, propriétés privées faiblement utilisées (quelques dizaines de minutes par jour) encombrants     toujours plus nos routes et nos villes, pour un bénéfice qui se révélera bien faible : moins de CO2 certes (mais encore beaucoup trop!) et moins de polluants dans l'atmosphère des villes. Cela sera mieux d'accord

Mais, de plus, ce modèle de la voiture individuelle pour tous n'est pas soutenable à terme : nous en possédons plus de 300 pour mille habitants en Europe, les chinois en sont seulement à une trentaine pour mille. Peut-on croire que les ressources de la planète permettront vraiment de généraliser cette proportion ? Si on va au bout du raisonnement, on aura à terme plus de 2 milliards de voiture dans le monde (nous en sommes à 700 millions!) ! On les met où? Et nous les fabriquons avec quels matériaux?

Il est temps que les pouvoirs publics reprennent la main et empêchent ce modèle économique absurde à long terme de s'imposer encore une fois. 

Voiture partagée (sous toutes ses formes : co-voiturage, autopartage, autolib'), transport en commun (sur rail, sur roue, taxis collectifs) et gestion des mobilités par téléphone portable sont les trois instruments pour espérer sortir du modèle dominant. Encore faudra-t-il que les politiques se dotent des outils incitatifs pour développer ces démarches. Il faudra aussi qu'ils complètent l'incitatif par des méthodes plus coercitives. 

Il y a du boulot !

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18 septembre 2010 6 18 /09 /septembre /2010 22:45

 

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J'écoutais hier l'émission Le Rendez-vous des politiques  sur France-Culture. Dominique Rousset recevait  Philippe Marini, sénateur UMP de l’Oise, rapporteur général de la commission des Finances du Sénat.

 

 Quand on reçoit un rapporteur de la commission des finances, on pose judicieusement des questions sur le budget. L'une d'elles était particulièrement pertinente : "monsieur le sénateur, et la fiscalité environnementale?"

La réponse fut bien embarrassée mais très intéressante. Revenant sur la taxe carbone, M Mariani avoua son peu d'enthousiasme avec une remarque qui mérite attention : "je ne vois pas bien l'intérêt d'une taxe vouée à disparaître". Il ne semblait pas avoir d'autre propositions à faire dans ce domaine, alors que la journaliste avait insisté sur l'importance de faire évoluer la fiscalité dans ce sens.

Cet échange fut, pour moi, l'occasion de comprendre quelque chose d'important. Le législateur ne se préoccupe bien souvent de fiscalité que quand il s'agit de trouver des recettes pour l'Etat, et c'est bien normal (surtout s'il s'intéresse au budget). Les différents acteurs privés cherchent à préserver leur intérêt propre. 

On comprend donc qu'une fiscalité environnementale qui a d'autres finalités, collectives et communes à tous, pour des objectifs de préservation de notre planète, n'intéresse que peu de monde. 

Si il fallait convaincre le législateur d'agir, il faudrait lui proposer une fiscalité verte sans conséquence sur le budget de l'Etat, mais une fiscalité, par contre, utile au renouveau économique du pays.

C'est ce que je propose sur ce site, avec les contributions incitatives dont les prélèvements ne sont pas intégrés au budget général mais drainent des investissements vers l'économie durable.

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18 septembre 2010 6 18 /09 /septembre /2010 14:42

 

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La prise d'otages au Niger de 7 personnels d'Areva, dont 5 français, amène à s'interroger sur notre modèle de production énergétique.

Nous sommes dépendants de sources d'énergies fossiles que nous  allons chercher dans des pays étrangers. Les tensions mondiales nous rendent alors otages de ces sources d'approvisionnement. Suite à cette prise d'otage, le coût d'extraction de l'uranium va encore augmenter car nous allons devoir développer des moyens de sécurisation de plus en plus sophistiqués.

Le problème se pose, et se posera de plus en plus, pour l'extraction du pétrole, comme l'a déjà montré la situation de Total au Nigéria. Quant une ressource devient de plus en plus rare, les tensions montent autour de son appropriation. 

 

Alors que le soleil et le vent, nous l'avons chez nous, indéfiniment!

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7 septembre 2010 2 07 /09 /septembre /2010 06:49

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Samedi dernier, à la radio, j'écoutais sur France Inter Pierre Rabhi. Philosophe écologiste, paysan, immense sage, défendant la "sobriété heureuse" en son jardin, un plaisir intense à l'écouter.

Puis, je suis tombé sur la radio commerciale BFM, sur une émission intitulé Green Busness. Comment développer les énergies renouvelables? Quels nouveaux marchés de l'économie verte? Et autres sujets autour de ce thème.

Le contraste était grand entre ces deux atmosphères, ces deux manières de concevoir l'écologie. Et ma première tentation a été de les opposer, de préférer le magnifique discours qui s'adresse à nos coeurs aux mécanismes économiques plus triviaux.

Et puis, je me suis dis, que si nous voulons nous en sortir, nous aurons besoin des deux : de la philosophie qui s'adresse à notre raison, comme de l'économie qui se concentre sur nos intérêts matériels. Il faudra à la fois convaincre les gens de droite comme de gauche, les femmes enceintes comme les personnes âgés, les hommes d'affaires comme les pauvres gens. Nous aurons besoin de tout le monde, et donc de toutes les convictions, de la pluralité des discours et des conceptions du monde.

Et, c'est, modestement, ce que j'essaie de faire sur ce site : chercher des outils politiques qui permettent de relier différents éléments de la question écologique pour en faire un ensemble viable.

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3 septembre 2010 5 03 /09 /septembre /2010 08:07

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Mercredi 1 septembre, j'ai eu la chance de voir le documentaire "la face cachée du pétrole" sur Arte. Le lendemain, je visionne sur la même chaîne, l'excellent film de Costa-Gavras avec José Garcia "le couperet", drame sur le chômage. Aucun rapport me direz-vous? Et bien, si, à mon avis, ces deux films traitent de thèmes qui ont un point de similitude: ils parlent du délitement du monde dans lequel nous vivons. Délitement dans lequel, à notre corps défendant, nous sommes rentrés et sommes englués.

 

La face caché du pétrole contient des informations connues,  comme les liens entre la colonisation du Moyen-Orient au début du XXéme siècle et les grandes sociétés pétrolières, ou comme la collusion entre celles-ci pendant des décennies. Ce film nous rappelle à quel point le pétrole a changé nos modes de vie tout au long du XXéme siècle, au point de se rendre absolument indispensable. Ce que l'on sait moins, c'est à quel point, les compagnies pétrolières pratiquent l'opacité à propos des réserves de pétrole. Les enjeux sont énormes car ces multinationales ont tous intérêt à ne pas dire quand le "peak oil", le point de rupture où la pénurie s'installera, nous tombera dessus. 

Cette opacité a une conséquence néfaste : elle contribue à nous laisser croire que notre situation va perdurer, cet état où nos modes de vie dépendent de cette ressource fossile. Le couperet tombera un jour, et la grande majorité d'entre nous (individus, entreprises, pays) n'y est pas préparée.

 

Le film "le couperet" décrit un cadre au chômage qui tue les candidats qui risquent de lui prendre le boulot qu'il convoite. Ce cadre se déplace en voiture, tue en voiture, et rejoint en auto son pavillon de banlieue où il vit avec sa famille. Autrement dit, sa vie dépend de cette voiture tout autant que du travail qu'il espère retrouver. La fragilité comme l'absurdité du système dans lequel vit ce cadre est la nôtre, celle de chacun d'entre nous, exposés que nous sommes au chômage comme à la fin des mobilités faciles que nous offraient l'essence pour tous. 

Le lecteur aurait tort de ne voir que dans ce propos qu'une vision pessimiste du monde. Il s'agit d'une lucidité nécessaire pour retrouver l'espoir de reconstruire un monde plus sobre et plus simple.

 

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