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Twitter : @Rcoutouly

Il faut demander plus à l'impôt

et moins aux contribuables

 

Alphonse Allais

 

Outil fiscal

Les contributions incitatives sont des micro-taxes payées sur les activités polluantes. L'argent récolté permet aux plus démunies d'investir dans les transitions écologiques et énergétiques. 

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Un résumé de la pensée de l'auteur sur la crise écologique 
8 mai 2010 6 08 /05 /mai /2010 00:00

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La crise financier grecque occupe le premier plan de l'actualité. Mais personne ne parle des raisons qui expliquent pourquoi la Grèce est un pays particulièrement endetté? Pourquoi il serait davantage endetté que ces partenaires européens? 

Il semble que deux facteurs expliquent la dette grecque: le poids important des dépenses militaires dans le cadre de la concurrence avec le voisin turque d'une part, l'importance, d'autre part, des dépenses d'achat du pétrole dans un pays dont la production énergétique électrique dépend pour une large part de centrale fonctionnant aux hydrocarbures, source dont le prix est devenu progressivement important.

Ce dernier facteur est intéressant car il révèle l'importance des politiques écologiques et leur interrelation avec le niveau d'endettement des pays. 


Cela doit nous servir d'avertissement pour les décennies à venir : seuls les pays ayant anticipé leur politique énergétique pourront s'en sortir. Si la politique nucléaire française a été une bonne anticipation dans les années 70, ce modèle est condamné à terme par la raréfaction prévisible des ressources en uranium.

Cet exemple prouve aussi que l'opinion courante qui affirme que le développement durable est antinomique avec la croissance   est une grande absurdité. Les pays qui resteront dépendant du pétrole dans leur organisation sont condamnés économiquement. 

 

 

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3 mars 2010 3 03 /03 /mars /2010 11:14

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  Raymond Bonnaterre dans son blog écrit un intéressant article consacré à l'industrie photovoltaïque :   L'industrie photovoltaïque mondiale est lancée dans une course à l'échalote qui finira mal.

Je ne peux m'empêcher de rapprocher cet article de celui que j'ai réalisé sur  l'électricité verte est  un luxe à partir de l'interview de Jacques Percebois, professeur d'économie de l'énergie à l'Université de Montpellier.

Il s'agit des deux faces du même problème:
-d'un côté des Etats qui, pour développer le photovoltaïque, mettent en place des mécanismes incitatifs, en général fiscaux, qui ont des conséquences, à terme, désastreuses car elles vont plomber les budgets des Etats ou des ménages.
-de l'autre des entreprises, qui font du lobbying auprès de ces Etats pour multiplier les dispositifs incitatifs, tout en montant des châteaux de cartes financiers pour récupérer des capitaux.
Cette belle mécanique qui s'auto-entretient nous entraîne joyeusement vers l'abîme d'une spéculation financière en interrelation avec le creusement des dettes. En somme, une mini crise financière au niveau des énergies renouvelables. 
La prochaine bulle sera sans doute verte.
 
 Comment expliquer ce phénomène? D'une part, parce que, partout dans le monde, des entrepreneurs et des hommes d'affaires sont à la recherche de nouvelles aubaines pour gagner de l'argent. D'autre part, parce que les gouvernements continuent d'utiliser des mécanismes tayloristes dépassés pariant sur l'investissement public pour faire redémarrer un processus de croissance économique de plus en plus grippée. La conjonction de ces deux processus déclenche des spirales de dynamismes économiques complètement artificielles alimentées par le crédit, c'est à dire l'accumulation de la dette au détriment des générations futures.

Comment en sortir?
-En appliquant des processus  novateurs  sains, c'est à dire qui ne soit pas assis sur l'endettement mais sur des mécanismes travaillant dans l'immédiat.
-En appliquant des démarches qui respectent les prix du marché, sans artifices qui dénaturent sa capacité de régulation.
-On y arrive en jouant sur le différentiel entre l'"économie propre et durable" favorisée et l'économie carbonée ancienne qui est taxé en direct pour alimenter la première.
 C'est la démarche des contributions incitatives. 

 

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5 février 2010 5 05 /02 /février /2010 22:49
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Avec les inquiétudes autour des dettes publiques grecques, espagnoles et portugaises, les gouvernements de la zone Euro ont perdu encore des marges de manoeuvre pour faire sortir leurs économies de la crise.
Le levier classique, depuis Keynes, de l'utilisation de la dette pour créer la relance soit par la consommation, soit par l'investissement public est un levier devenu inopérant pour les Etat européens.
Les responsables politiques de notre vieille Europe doivent utiliser d'autres leviers, ils doivent innover pour cela car les vieilles recettes ne fonctionnent plus. L'outil réglementaire a ses limites, et personne n'a envie de revenir à la planification de papa !
Ils doivent choisir entre deux options : soit faire confiance au libéralisme et à l'économie de marché, mais c'est reconnaître leur impuissance et subir la situation, soit trouver d'autres outils pour agir.

Une des seules voies qui s'offrent à eux est d'espérer une reprise par l'économie verte. Et pour faire démarrer ce moteur, il faut de l'argent. La seule manière de trouver de l'argent en Europe aujourd'hui est d'utiliser la fiscalité. 
Mais il ne faut pas utiliser l'outil fiscal tel que nous l'avons fait au XXéme siècle, il faut inventer une nouvelle fiscalité qui permettent surtout de dégager des capitaux pour investir dans l'économie verte. Cette fiscalité nouvelle et innovante doit lever des millions pour permettre de fournir aux entreprises vertes  les capitaux nécessaires le lancement des chantiers verts nouveau. Cet argent est nécessaire pour faire de l'Europe le fer de lance de la green économie.  
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26 janvier 2010 2 26 /01 /janvier /2010 22:13

 

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Une nouvelle aujourd'hui : à cause de la crise, l'Europe n'ira pas loin pour le climat. Coup de frein général sur les mesures climatiques.
 

La crise que traverse la zone Euro fait craindre aux pays membres une concurrence accrue des pays non contraints à une réduction des émissions de gaz à effet de serre. Car réduire les émissions représente un budget conséquent pour adapter les industries: la Commission européenne a chiffré le coût de l’adaptation à une somme comprise entre 48 et 70 milliards d’euros .   Les déclarations se multiplient : par exemple «il est impossible pour le secteur manufacturier de réaliser une réduction de 30% (des émissions de gaz à effet de serre) en 2020 sans réduction de ses activités et sans supprimer de très nombreux emplois» (association européenne de la sidérurgie).


Ce qui est désolant dans cette logique, c'est qu'elle  consiste à voir la complexité de nos sociétés en ne prenant que deux aspects : le taux de croissance et un problème environnemental parmi d'autres : le changement climatique, fortement contesté par ailleurs.

Revenons sur le coeur de la démonstration de nos merveilleux économistes : le changement, cela coûte cher !

D'abord, cela est toujours vrai : les mutations ont un coût élevé, mais il s'agit d'une évolution vitale, car la stagnation est mortel si on n'a pas su s'adapter à temps.

Ensuite, il est parfaitement absurde de dépenser 48 milliards d'euros uniquement pour un problème climatique controversé, dont les gens ne vivent pas la traduction directe sur leur quotidien (pour l'instant!).  Il serait préférable d'utiliser cet argent AUSSI et SURTOUT pour des réformes radicales qui nous préparent à une évolution inquiétante de notre monde : la concurrence pour l'accès aux ressources. Sortir du pétrole, passer au renouvelable et au recyclable permet de lutter contre ces risques et ACCESSOIREMENT de lutter contre le changement climatique.

Dans cette perspective, il ne s'agit plus d'un coût pour  chacun d'entre nous et pour la Nation, mais d'un investissement pour l'avenir. 

Sortons de l'obsession climatique qui focalise et monopolise le débat environnemental, et concentre les tirs des "anti-écolo". Parlons plutôt de l'ensemble des problèmes rencontrés et des solutions que l'on peut envisager pour s'en sortir.


 

 

 

 

 

 

 

 

"L’investissement de fonds de relance dans des secteurs comme les technologies économes en énergie, 

les énergies renouvelables, les transports publics, l’agriculture raisonnée, le tourisme respectueux de 

l’environnement et la gestion durable des ressources naturelles, y compris les écosystèmes et la biodiversité, reflète 

la conviction qu’une économie verte peut créer de nouvelles industries dynamiques, des emplois de qualité, une 

croissance des revenus tout en atténuant les changements climatiques, s’y adaptant et arrêtant la perte de biodiversité.    

Ces investissements devraient être revus à la hausse dans tous les pays et être soutenus par des instruments politiques 

nationaux et internationaux et des mesures d’incitation."

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