Proposer une autre fiscalité environnementale que la taxe carbone
On pourra s'étonner de ne pas trouver sur ce blog aucun argumentaire anti-GIEC, ou, au contraire, vantant l'urgence de la lutte contre le réchauffement climatique.
Je ne trouve pas le débat forcément intéressant. Il m'indiffère plutôt. Pourquoi?
Je fais parti des gens qui croient à l'existence de ce grave problème. Mais qui s'en désintéressent pour trois raisons:
-personne ne peut quantifier avec précision les dégâts qui nous attendent (ou les quelques bénéfices).
-Pourquoi alors s'alarmer au point de pousser des cris d'alarmes horrifiés? Cette tendance à en faire un fond de commerce de la peur m'ennuie énormément. Et particulièrement aussi, certaines entreprises qui utilisent cette peur pour se refaire une virginité verte à bon compte!
-cette simplification abusive autour d'une peur et la culpabilité qu'on essaie de nous transmettre avec elle me gêne, je la trouve déplacée et contre-productive. En effet, elle nous empêche de nous intéresser aux autres problèmes environnementales qui, eux, vont prendre de plus en plus d'importances. Cette simplification explique aussi qu'on mette au point un outil fiscal caricaturale, la taxe carbone, inadapté à la variété de nos problèmes.
Au-delà du réchauffement, nous avons d'autres soucis. On peut les résumer autour de l'idée de concurrence généralisée:
-concurrence autour de l'accès aux ressources fossiles (pétrole, uranium, fer ...) et aux ressources naturelles de plus en plus rares (bois et forêts, poissons)
-concurrence autour de l'appropriation des espaces encore disponibles (pour l'urbanisme, l'agriculture, les transports ...)
-concurrence autour de l'accès aux ressources monétaires et au crédit comme le montre actuellement l'exemple de la Grèce.
Nous avons donc besoin d'outils politiques, et d'outils fiscaux, plus subtils et complexes pour embrasser la totalité des difficultés rencontrées.
Pour aller plus loin sur cette question : Que faut-il faire pour que nos économies retrouvent la croissance?